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Dons d’organes

 de gauche à droite, Carole Genty, infirmière coordonnatrice CH Lens - Vincent Guilbert, infirmier coordonnateur CH Béthune - Gaelle Gasan, médecin référent PMO, CH Lens et Mohamed Dadda, médecin référent, CH Béthune.

de gauche à droite, Carole Genty, infirmière coordonnatrice CH Lens – Vincent Guilbert, infirmier coordonnateur CH Béthune – Gaelle Gasan, médecin référent PMO, CH Lens et Mohamed Dadda, médecin référent, CH Béthune.

Même si le centre hospitalier de Béthune ne possède pas d’autorisation de prélèvements d’organes délivrée par l’agence de la biomédecine, il contribue néanmoins grandement au développement et à la promotion du don d’organes dans le cadre du réseau Artois, regroupant les hôpitaux de Lens, Arras et Béthune. Le réseau se compose ainsi de 3 médecins coordonnateurs, 1 pour chaque établissement, et de 4 ETP infirmiers. Il est le seul en France à ne pas fonctionner avec une équipe définie par établissement, celle-ci tourne constamment sur les 3 établissements. Un fonctionnement totalement différent, reconnu de tous et présenté au mois de juin, lors du congrès national des journées de l’ Association Française des Coordonnateurs Hospitaliers au Touquet.

 Le Don d’organes au CH Béthune, c’est quoi ?

Au centre Hospitalier de Béthune, Le Docteur DADDA est le médecin coordonnateur et c’est Vincent Guilbert, infirmier anesthésiste au SMUR qui est l’infirmier coordonnateur du Dons d’organes. Ses missions sont diverses et variées : recenser l’ensemble des décès encéphaliques dans l’établissement,  surveiller plus particulièrement les comas de type neurologiques, étudier le dossier du donneur, puis c’est à lui et au médecin du donneur que revient la mission d’établir un entretien décisionnel et de rester en contact avec la famille du patient prélevé tout au long de la démarche. Son rôle consiste également à manager l’ensemble de la procédure. Outre la procédure de don d’organes, l’infirmier coordonnateur a également pour rôle de sensibiliser le personnel du CHB et le grand public.

Pour réaliser un don d’organe, il faut constater une mort encéphalique, le cœur bat encore mais le cerveau est détruit, l’état du patient est irréversible. Mais les morts encéphaliques sont très rares, elles ne représentent qu’1 % des décès en France, soit 3000 morts recensés environ par an. D’où l’importante nécessité de sensibiliser le maximum de personnes et de convaincre ainsi les équipes médicales d’avoir le bon réflexe et d’appeler rapidement les équipes coordinatrices.

En 2013, le Centre hospitalier de Béthune, a contribué sur le réseau Artois au re­censement de 42 patients (14 sur Béthune) en état de mort encéphalique dont 20 (8 sur Béthune) ont pu être prélevés. Une progression importante par rapport à 2012.

Les chiffres traduisent le bien fondé de la démarche du réseau Artois, puisque ce dernier se place comme le premier centre préleveur en France, parmi les hôpitaux périphériques.

Il faut savoir que le don d’organe regroupe 3 grands principes, il est :

  • Gratuit
  • Anonyme
  • Rien ne se voit, le corps est rendu intacte après une chirurgie au même titre que sur une personne vivante.

Il est important d’en parler !

Le don d’organes peut permettre de sauver une vie mais il existe une importante pénurie de greffons, environ 17 000 personnes sont en attente de greffe, hors seulement 5000 d’entre elles seront greffées chaque année. D’où la nécessité de parler de son positionnement à ses proches, car ce sont eux qui donnent leur accord et la démarche doit être rapide, au mieux dans les 24 heures suivant la constatation de la mort encéphalique.

Un entretien décisionnel est alors organisé avec la famille du donneur, le médecin et l’infirmier coordonnateur.

Mais si vous êtes opposé au don d’organes, vous pouvez affirmer votre refus sur le registre national des refus aux prélèvements. Car le don d’organe repose sur la loi du consentement présumé en France, si du vivant personne ne s’y oppose, la personne est présumée être d’accord. Mais aucune action n’a lieu sans l’accord des proches.

Après accord des proches, tous les prélèvements ont lieu au bloc opératoire de l’hôpital de Lens, seul établissement de la coordination de l’Artois habilité au prélèvements d’organes et de tissus. Seulement pour le moment, car dès 2015, le Centre Hospitalier de Béthune devrait être habilité à prélever des tissus (cornées, épidermes), sur les décès à cœur arrêté cette fois.

Pour toute information, vous pouvez contacter :

Vincent Guilbert, infirmier coordonnateur PMOT, 03 21 64 70 98, Mail : vincent.guilbert@ch-bethune.fr ou la coordination de l’Artois basée à Lens au 03 21 69 14 48.